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Les arrêts de travail n'arrêtent plus les salariés

De moins en moins de salariés respectent l'arrêt de travail que leur a prescrit leur médecin, selon une enquête de Malakoff Médéric Humanis. 28% des arrêts sont "non pris" ou "pris partiellement", un taux en hausse de 5 points part rapport à 2018 et de 9 points par rapport à 2019. Les arrêts de 4 à 10 jours sont le moins pris. Les salariés évoquent majoritairement le refus de "se laisser aller" ou le fait que les journées non travaillées ne sont pas prises en charge. 44% des salariés voient leur salaire maintenu durant les 3 premiers jours d'arrêt, précisent les auteurs de l'étude. Autre motifs invoqués : la peur de la surcharge au retour et la réticence à déléguer son travail aux collègues. Les managers et les salariés du commerce sont ceux qui respectent le moins les arrêts prescrits.

Des arrêts de travail de moins en moins respectés par les salariés (L'Express-L'Entreprise)

Grève des tranports et présence au travail

Les salariés sont-ils tenus de se présenter au travail un jeudi - en l'occurence - de grève massive dans les transports ? Inutile d'imaginer faire jouer un droit de retrait pour éviter le stress d'une journée de galère sur les quais, explique l'avocate Françoise de Saint-Sernin. En revanche l'employeur ne pourra pas sanctionner les retards si le salarié démontre sa bonne foi (éventuellement avec un justificatif de la société de transport). Attention, une absence peut être sanctionnable car une grève n'est pas assimilée à un cas de force majeure (circonstance extérieures, imprévisibles et irrésistibles). Il est considéré en l'espèce que le salarié aurait pu prendre des dispositions à l'avance (covoiturage notamment). Une retenue sur salaire, ou une demande de récupération des heures de travail perdues, ou encore une prise de congé payé - avec l'accord expresse du salarié dans ce dernier cas - peuvent aussi être pratiquées.

Sanctions pour absence et grèves des transports (Village de la Justice)

En cas de pénurie d'essence, comme c'est le cas actuellement dans certains départements de l'Ouest, et si un salarié parvient à démontrer qu'aucune solution alternative à sa voiture (y compris covoiturage, hébergement) n'était possible pour se rendre au travail, il peut essayer de faire jouer le cas de force majeure dans les 48 heures (délai variable selon la convention collective). Il peut éviter une sanction, mais l'employeur n'est pas tenu de le rémunérer.

Plus d'essence pour partir au travail (Mode(s) d'Emploi)

Violences conjugales : des mesures pour le monde du travail

En clôture du Grenelle contre les violences conjugales, le Premier ministre a annoncé 30 mesures dont certaines concernent le monde du travail. Un 10e cas de déblocage anticipé de l'épargne salariale sera ajouté dans le Code du travail pour les victimes de violences munies d'une ordonnance de protection. D'autre part le thème des violences conjugales sera ajouté dans les plans Santé au travail 2020-2024, le cahier des charges du label égalité professionnelle, le guide relatif à l'égalité professionnelle des TPE/PME.

Violences conjugales et entreprises (netPME)

Recruteurs de la diversité : le top 10

La Fondation Mozaïk a remis ses trophées 2019 des recruteurs de la diversité. Cette année, changement de formule : pas de palmarès d'entreprises mais des initiatives en matière d'inclusion économique, également récompensées. Elles sont organisées en trois catégories : sourcing, évaluation des potentiels et intégration des talents. France Télévisions, Michelin, la RATP, Adrexo, Edenred figurent parmi les entreprises félicitées.

Recruteurs de la diversité 2019 (Fil AFP-Liaisons Sociales)

Congé de maternité et mesures préparatoires au licenciement

29/11/2019

Les salariés en congé de maternité bénéficient d'une protection qui interdit à leur employeur, non seulement de procéder à leur licenciement, mais aussi de prendre des mesures préparatoires à ce licenciement. La Cour de cassation a eu à se prononcer récemment sur la définition de ces mesures préparatoires dans une affaire de licenciement pour insuffisance professionnelle au retour d'un congé de maternité. Réunir différentes attestations signalant des erreurs et oublis de la salariée et émanant de son remplaçant durant ce congé, est-il assimilable à une mesure préparatoire ? Les juges ont considéré l'inverse dans ce cas.

Mesures préparatoires au licenciement et période de protection (Editions Tissot)

Véhicule électrique et borne de rechargement : quel avantage en nature ?

Les véhicules entièrement électriques se multiplient, chez les particuliers comme dans les entreprises. Mis à disposition de salariés, ils constituent un avantage en nature, soumis à ce titre à des cotisations sociales. L'Urssaf met en ligne sur son site un rappel des règles spécifiques relatives à ces véhicules et à leur "carburant". Pour la mise à disposition d'une borne électrique de rechargement, l'avantage en nature est évalué à 0 euros. La mise à disposition d'un véhicule entièrement électrique (hors hybride) permet un abattement de 50%, plafonné à 1800 euros annuels, sur l'avantage en nature dans sa globalité, calculé au réel ou au forfait (tableau joint).

Véhicule électrique, borne de rechargement et cotisations sociale (Urssaf)