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Escape games et recrutement

Les recruteurs rivalisent d'inventivité pour révéler et analyser les compétences et les savoir-être des candidats. Dernier exemple en date : les escape games. Privatisation d'une salle spécialisée ou scénario sur mesure avec des intrigues inédites, toutes les configurations sont possibles en fonction du budget. Le principe consiste à réunir 4 ou 5 candidats et à leur demander de résoudre plusieurs énigmes afin de pouvoir quitter les lieux… et de mettre ainsi en évidence leurs soft skills en condition de stress. La Société Générale, Groupama, Orange, Natixis Assurances, BNP Paribas, Accenture… font partie des converties.

Un escape game pour recruter (Courrier Cadres)

Les jeunes et le travail, nouvelle étude

L'engagement des jeunes au travail reste un sujet de préoccupation pour les employeurs et les DRH qui s'efforcent de définir depuis des années leur relation à l'emploi. Une nouvelle pierre est apportée par le très sérieux Institut de recherches économiques et sociales (Ires) qui, dans sa dernière revue et lors d'un colloque le 3 octobre, déconstruit les clichés sur la base d'un enquête auprès de 19.000 jeunes ayant fini leurs études en 2013. Engagés, ils le sont autant que les générations précédentes. Mais l'incertitude de l'emploi et l'essor des formes d'emploi indépendant les conduisent à adapter leur regard l'entreprise. Autre rappel : il s'agit d'une classe d'âge qui reste très diversifiée dans ses débuts de carrière, entre ceux qui, à 25 ans, terminent leurs études et ceux qui ont déjà un long parcours professionnel derrière eux.

Comment les jeunes s'engagent (20 Minutes)

Inaptitude et reclassement en CDD

L'employeur doit proposer en reclassement à un salarié déclaré inapte physiquement tous les postes appropriés à ses capacités. Et ce, même si ce reclassement requiert une modification du contrat de travail. Ainsi, même si le salarié est employé en CDI, son employeur ne doit pas écarter les propositions de poste en CDD. C'est ce qu'a rappelé la Cour de cassation s'agissant d'une éducatrice spécialisée à laquelle son employeur avait négligé de proposer un des postes appropriés, mais en CDD. Il encourt une condamnation pour licenciement sans cause réelle et sérieuse. Pour rappel, le refus par le salarié d'une offre de reclassement modifiant le contrat de travail n'est pas fautif et ne constitue pas une cause de licenciement.

Reclassement en CDD d'un salarié inapte (Editions Francis Lefebvre)

Plans d'épargne retraite : les premières offres pour les entreprises

Issus de la loi Pacte, les nouveaux plans d'épargne retraite (PER) remplacent les anciens véhicules d'épargne depuis le 1er octobre. Certaines offres étaient prêtes dès ce mardi. Pour les PER collectifs, destinés aux entreprises et qui ont vocation à remplacer les Perco, Eres - pour un PER interentreprise avec Amundi -, Crédit Mutuel-CIC et Groupama Gan sont parmi les premiers sur la ligne de départ. Groupama Gan prévoit aussi un PER obligatoire (qui remplace les articles 83); dans quelques semaines et Generali France proposera son PER collectif aux TPE et PME mi-novembre. Beaucoup d'autres sont à venir.

Les premiers PER commercialisés (Gestion de Fortune)

Frais de déplacement des élus du CSE

03/10/2019

Qui de l'employeur ou du comité social et économique (CSE, qui remplace les comités d'entreprise) doit financer les déplacements des élus de l'instance dans le cadre de leurs missions ? Ni le Code du travail ni l'ordonnance Macron de septembre 2017 sur la mise en place des CSE n'apportent la réponse. La jurisprudence définit en revanche assez précisément les imputations en fonction de la nature des déplacements, à l'initiative de l'employeur ou des élus, avec dans ce dernier cas, un financement soit sur le budget de fonctionnement, soit sur celui des oeuvres sociales. Les conditions et un barème des prises en charge des déplacements peuvent être intégrés dans le règlement intérieur du CSE.

Financement des frais de déplacement des membres du CSE (Miroir Social)

Le WFA, au-delà du télétravail

Le télétravail s'est imposé ces dernières années dans de nombreuses entreprises. Avec le "work from anywhere" (WFA), certaines sociétés américaines vont désormais plus loin. Le principe est de laisser les salariés travailler de n'importe où dans un pays donné, voire dans le monde, pourvu qu'ils disposent d'une connection internet fiable. Les salariés sont prêts à accepter en moyenne un salaire de 8% inférieur en contrepartie de cette souplesse. En outre pour les entreprises, celle-ci peut se traduire par une augmentation de la productivité. Akamai ou SAP sont en pointe dans ce domaine. Avantages et rappel des expérimentations par trois universitaires.

Travailler depuis n'importe où (Harvard Business Review)

Un tiers des salariés se disent dépassés par la technologie

Les salariés continuent de s'inquiéter des mutations imposées dans leur activité par les nouvelles technologies, selon le dernier baromètre Cegos. 31% ont le sentiment d'être dépassés. Pire, plus de la moitié craignent que leur emploi disparaisse avec la transformation digitale (12% de plus que l'année dernière) et 43% pensent ne bientôt plus être totalement compétents. De leur côté, 4 DRH sur 10 considèrent que des emplois dans leur entreprise sont menacés d'obsolescence sous trois ans. Meilleure nouvelle : 71% des salariés considèrent efficaces les formations proposées par leur entreprise dans ce domaine.

Les nouvelles technologies inquiètent toujours les salariés (Courrier Cadres)